LE BON TEMPO DE MILAZZO

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Alors qu’il terminera la semaine prochaine un cycle de trois ans à Biesheim, Hervé Milazzo va en rouvrir un nouveau à la reprise de l’entraînement cet été. Non sans avoir évolué après une saison 2017-2018 riche en émotions.

Hervé Milazzo ne décrochera pas cette année sa deuxième montée après celle obtenue en 2015 aux commandes de Hirtzbach, passé de ce qu’on appelait alors l’Excellence à la Division d’Honneur. Une promotion qui intervenait à la fin d’un cycle de trois ans. L’histoire a pourtant bien failli se répéter, trois ans plus tard, mais la défaite enregistrée à Haguenau (2-3) en a décidé autrement. Rien qui ne vienne néanmoins ternir une saison inespérée pour l’ASC Biesheim.

« En termes d’émotions avec la Coupe de France (élimination aux tirs au but par Grenoble en 16es de finale, ndlr), c’était super fort. Au bout, il ne peut pas y avoir de déception. On sait d’où on vient et le maintien restait l’objectif prioritaire même si on s’est pris au jeu » , avoue le technicien de 43 ans. « Avant Haguenau, on tirait déjà beaucoup sur les organismes. Être à la lutte (pour la montée) jusqu’à l’antépénultième journée, c’est bien. »

C’est même très bien pour un groupe rajeuni qui s’est révélé lors de la deuxième partie de saison. Et qui s’est surtout relevé de manière exceptionnelle – sept victoires en dix matches – après être passé si près d’un huitième de finale en Coupe de France. Jouer le podium n’était pas prévu, la progression de l’équipe après des années à valider son maintien dans le money time était espérée. Elle est intervenue.

• « Humainement, c’était fabuleux »

« Tout s’est bien goupillé » , répond modestement Hervé Milazzo qui associe son adjoint Robert Pavlinic et l’entraîneur des gardiens Christophe Milliet à cette belle réussite. « Les cadres ont répondu présent et les plus jeunes se sont révélés, au fur et à mesure, à travers le collectif. Et l’état d’esprit était super. Humainement, c’était fabuleux. »

Pour sa sixième année dans la peau d’un coach, l’ancien capitaine du FC Mulhouse a également poursuivi son apprentissage. Il s’est un peu plus appuyé sur la vidéo. Il a aussi affiné ses choix tactiques grâce à une meilleure connaissance de son groupe et des adversaires pour sa troisième saison en N3. Il a tout simplement continué «  à évoluer ».

Et là où il a peut-être été le meilleur, c’est dans le côté « entraînant » que suggère sa profession. S’il a dû composer avec les blessures à partir d’avril, Hervé Milazzo avait déjà appliqué auparavant un turnover qui n’a jamais été remis en question par ses joueurs. Bien au contraire, les Rhénans ont multiplié les commentaires laudatifs envers une personne qu’ils appréciaient autant pour ses principes de jeu que pour ses qualités humaines.

• Éviter la lassitude

« Un entraîneur, c’est comme un phare. Il sait où il veut aller et il éclaire le chemin. Il a fallu trouver de nouvelles sources de motivation pour ne pas se relâcher quand tout allait bien. Nous sommes restés des compétiteurs. Nous sommes restés humbles aussi. Car je ne suis pas le meilleur entraîneur et je n’ai pas les meilleurs joueurs du monde à Biesheim. »

Néanmoins, il possède un groupe – qu’il aimerait étoffer en vue de l’exercice 2018-2019 en passant de 19 à 23 joueurs – auquel il estime qu’il a encore à apporter. C’est cette pensée qui a nourri ses réflexions lorsque le président Marc Nagor lui a demandé de prolonger à l’ASCB.

Car il sentait, après trois ans, arriver là aussi à la fin d’un cycle. Mais il a trouvé le challenge « super intéressant » et estime être à même de se renouveler pour ne pas tomber dans une certaine lassitude.

Désormais, si la 2e place reste plus que jamais dans le viseur avant l’ultime journée, la saison prochaine va se préparer dès à présent avec des entretiens prévus tout au long de la semaine. Fort d’une « relation directe et franche » avec ses hommes, le coach haut-rhinois va faire le point. Pour se montrer « clair » même si ce n’est « jamais facile de se séparer d’un joueur ».

La majorité des Biesheimois devrait toutefois être conservée. Pour confirmer une saison enthousiasmante. Pour continuer à grandir tous ensemble. Et, pourquoi pas, pour écrire une nouvelle page de l’histoire du club. Avec Hervé Milazzo pour donner le bon tempo.

Source : L’Alsace

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