L’OCCASION MANQUÉE

En accueillant la lanterne rouge ersteinoise, l’occasion était belle pour Biesheim de valider son maintien en N3. Moins tranchants que d’habitude, les coéquipiers de Mathieu Wagner ont dû se contenter du nul.
Biesheim – cinq victoires en six matches – face à Erstein – un point lors des six dernières sorties –, l’affiche promettait d’être particulièrement déséquilibrée au vu de la forme du moment. Ça ne devait donc pas faire un pli. Et en même temps, l’ASCB souhaitait remettre les pendules à l’heure après l’accroc du 15 novembre chez les Sucriers, l’une de ses quatre défaites de la saison en championnat.
Et pourtant. Contrairement à ses récentes productions, Biesheim a évolué deux tons en dessous. Trop confiant ? Trop diminué ? Trop de pression ? Un peu de tout ça sans doute. Face au voisin bas-rhinois, le maintien, voire la première place du groupe F, était à portée de crampons. Mais tout est allé à vau-l’eau durant 45 minutes.
« On savait que c’était un match piège, certifie pourtant l’expérimenté Mathieu Wagner. On s’y était préparé mais on est passé à côté de notre première mi-temps. On a manqué d’engagement, dans les duels on était à cinq mètres. Le moindre relâchement, on le paie cash. »
• « Chaque samedi, on est attendus »

Les Rhénans semblent aussi rattrapés par leur dense calendrier en 2018. D’autant plus qu’entre les blessés (Chevrier, Meyer, G. Jacquat ou Grosperrin qui a rechuté samedi) et les suspendus, le groupe est forcément réduit. Et la concurrence aussi.
Lors de cette 24e journée, Dardouri avait été déplacé au poste de latéral droit pour les besoins de la cause pendant que Finance et Bischoff formaient une charnière centrale originale. Dans la même situation une semaine plus tôt à Sarre-Union, les hommes de Hervé Milazzo ne s’étaient pas désunis pour autant (victoire 3-0).
« Contre les équipes bien classées, on est capables de faire de bonnes performances. Inconsciemment, quand tu reçois le dernier, tu te dis que t’es dans l’obligation de gagner. On n’était pas crispés mais on ne s’est pas battu comme on sait le faire, analyse Mathieu Wagner qui met en avant la responsabilité collective. Chacun est capable de faire le travail, de remplacer les absents. Tout le monde doit se remettre en question. »
La réaction salutaire après le repos a néanmoins permis à l’ASCB de récolter un point en remontant un handicap de deux buts. Bien plus saignants, les Rhénans ont même envisagé de renverser la table mais un troisième but concédé sur un coup franc rapidement joué – « on n’a pas le droit de faire cette erreur », dixit Wagner – les a ramenés à la dure réalité de l’après-midi.
Le maintien s’est encore rapproché et devrait être validé dans les semaines qui viennent. Mais quid de la montée pour laquelle le club haut-rhinois reste e embuscade malgré ces deux points de perdus ? « On n’a pas en tête de jouer les premiers rôles pour l’instant, tranche l’ex des SRC. On voit qu’on est pris au sérieux. Chaque samedi, on est attendus. Le calendrier qui nous attend (cinq matches à l’extérieur sur sept) est costaud et on va encore devoir composer avec des absences. Il va falloir se remettre la tête à l’endroit. »
Vu l’homogénéité du groupe et une place de leader distante de seulement deux points, ce serait vraiment dommage de ne pas faire ce qu’il faut pour éviter de terminer la saison en roue libre.

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Source : DNA

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