« On l’a un peu mauvaise »

Publié il y a 2 semaines par

« On l’a un peu mauvaise »
Selon Claude Spreng, aucun joueur biesheimois ne devait s’engager à Colmar à l’intersaison, et vice-versa. Aujourd’hui, l’entraîneur rhénan reproche au SRC de ne pas avoir respecté le « pacte ». Le derby de ce mercredi, sur les bords du Giessen, promet d’être brûlant…

Quatre points en deux journées : tel est le bilan – plutôt flatteur – de l’ASC Biesheim, après s’être rendue sur le terrain du RC Strasbourg II (1-1) et avoir reçu la réserve de Nancy (3-1). Mais ne dites surtout pas à Claude Spreng, l’entraîneur rhénan, que son équipe est « favorite », à l’heure d’accueillir le SRC ce mercredi.

« On joue peut-être dans la même cour, mais on ne poursuit pas les mêmes objectifs, tonne le technicien. Le projet de Colmar s’intitule : “En route vers le National”. Donc quand ce club prétend qu’il a besoin d’une année pour s’habituer au N3, alors qu’il possède le deuxième budget du championnat derrière le FC Mulhouse, je ne sais pas ce que ça veut dire… En tout cas, je n’y crois pas du tout. C’est de l’intox pour endormir les gens. »

Et d’ajouter : « Lorsqu’on a des ambitions, il faut les assumer et ne pas avoir peur de dire la vérité. »

La conversation n’a pas démarré depuis cinq minutes et déjà, le coach a envoyé sa première pique. Mais la raison de sa colère est tout autre. « À l’intersaison, trois joueurs de Colmar nous ont sollicités pour signer à Biesheim, dévoile-t-il. Or, mon président (Vincent Schmitt) m’a demandé de ne pas répondre à ces appels du pied, en vertu d’un accord avec Guy Meyer (coprésident du SRC). »

Pas question d’aller piller l’effectif du voisin, en somme. « Mais José (Guerra, le manager des Verts) a fait voler le pacte en éclats, en nous piquant les frères Jacquat (Guillaume et Julien) , déplore Claude Spreng. De notre côté, nous avions respecté le deal. Donc on l’a un peu mauvaise. Ce sont des choses qui ne se font pas. Ça m’a énervé et Lucas (Catalano, son adjoint) aussi. »

« Sincèrement, je ne suis pas au courant de l’existence d’un pacte et j’ai trop d’estime pour Claude pour lui répondre sur ce terrain-là, réagit José Guerra. Je ne veux pas entrer dans des polémiques inutiles, je respecte tous mes adversaires. »

Quoi qu’il en soit, le derby de ce mercredi – le premier entre les équipes premières des deux clubs depuis la saison 2004-2005 – s’annonce pimenté. Coach Spreng promet même « le feu sur la pelouse ». On en oublierait presque qu’il a passé sept saisons sur le banc de touche des Verts, dans les années 90… Aujourd’hui, il n’en cultive d’ailleurs aucune nostalgie, si ce n’est celle d’une époque où « on ne revenait pas sur sa parole ».

« Durant le mercato, Raphaël Gherardi (en fin de contrat à Schiltigheim) nous a démarchés, avant de s’engager au SRC, dénonce encore le technicien. De mon temps, quand on disait oui à un club, on ne changeait pas d’avis, même si un pont d’or se présentait ensuite... »

• « Rien de tel qu’un derby pour saisir sa chance »

Conscient que ses joueurs n’en ont pour la plupart « rien à faire de la rivalité entre Biesheim et Colmar » – « dix d’entre eux viennent de Strasbourg » –, Claude Spreng devrait malgré tout leur répéter cette phrase, ce mercredi dans le vestiaire : « Rien de tel qu’un derby pour saisir sa chance. »

Privé de Rachid Hayef, Jimmy Metz (tous deux blessés aux ischio-jambiers), Florent Nellec (en phase de reprise après s’être fracturé le gros orteil) et Brice Boutantin (suspendu après son expulsion face à Nancy II samedi dernier), soit quatre titulaires potentiels, le coach donnera « la possibilité à d’autres de se montrer ». Et si victoire il y a, il la savourera un peu plus que d’habitude, à n’en pas douter…

➤ Le groupe biesheimois : Kehi, Luis, Chevrier, Wagner, Grosperrin, Alves, Viana, Finance, Fuchs, Bischoff, Decherf, Boukalada, Genghini, Reppert, Efondja (?). Entraîneur : Claude Spreng.

José Guerra, l’entraîneur colmarien, n’a pas communiqué l’effectif qui affrontera Biesheim ce mercredi. Compte tenu des pépins physiques qui affectent son groupe, le technicien est confronté à un certain nombre « d’incertitudes ».

source : L'Alsace

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