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Biesheim, taille patron

Publié il y a 3 semaines par

Biesheim, taille patron
L’ASC Biesheim a assumé ce samedi son statut de leader en dominant assez nettement sur sa pelouse un triste FC Mulhouse (4-2). Il faudra compter avec les Rhénans cette saison.

Le match amical du 15 août entre l’ASC Biesheim et le FC Mulhouse avait donné le ton. Et indiqué que les deux formations auraient certainement leur mot à dire dans ce championnat de National 3. Six semaines plus tard, c’est le leader invaincu du groupe du Grand Est (ASCB) qui recevait le leader potentiel (FCM) avec son match de moins.

Contrairement à la mi-août, la rencontre de ce samedi a été bien moins hachée. Le combat physique a cédé la place au jeu, les deux équipes cherchant à construire en repartant proprement de l’arrière. Pour l’occasion, Claude Spreng avait sorti une défense à trois pour caler son schéma (3-5-2) sur celui de son homologue mulhousien. Bien lui en a pris. « On voulait absolument bloquer leurs pistons », avouait le technicien rhénan. « On a placé Foday Camara dans l’axe de la défense parce que Mathieu Wagner n’était pas apte (touché aux adducteurs). Mais ce système est aussi fait pour rapprocher Benjamin Genghini et Alain Reppert devant parce qu’ils sont complémentaires. Et en première période, on a bien maîtrisé les débats. »

Si le premier quart d’heure a été équilibré, la rencontre a en effet basculé du côté des Rhénans après l’ouverture du score de Genghini sur un corner de Fuchs bien coupé par Finance (1-0, 14e ). Dès lors, malgré quelques incompréhensions derrière, l’ASCB a déroulé son football de transition en profitant des espaces en contre-attaque.

Genghini a été à deux doigts de s’offrir un doublé sur une nouvelle tête qui a heurté le poteau (24e ) d’un Parisot vigilant quelques minutes plus tard sur une frappe croisée de Reppert (33e ). Passés à quatre derrière suite à la sortie sur claquage d’Okan - qui venait s’ajouter aux absences de Ndoye, Dardouri, Kourouma, Shaïek et Brahmia, Sadio (malade) étant sur le banc -, les Fécémistes ont connu une fin de première période délicate.

À nouveau piégés sur un coup franc de Fuchs, ils ont vu Alves placer une magnifique tête renversée pour doubler la mise (2-0, 39e ). Et sur un ultime contre initié par Decherf, c’est Genghini qui a parfaitement servi Reppert pour donner au score des allures de raclée (3-0, 45e +2).

Un peu plus conquérant au retour des vestiaires, mais toujours friable sur le moindre contre biesheimois, le FCM s’est donné le droit d’y croire lorsque Estrada a nettoyé la lucarne de Kehi de plus de 30 mètres (3-1, 54e ). Un pétard mouillé, finalement, puisque l’ex-pensionnaire de N2 a eu bien du mal à emballer cette seconde période.

Il faut dire que l’ASCB a bien géré son avantage en défendant avec intelligence. Et, profitant de la passivité de son adversaire sur coup de pied arrêté, elle a enfoncé le clou sur un nouveau corner converti de la tête par Chevrier (4-1, 72e ). De quoi vivre comme un non-événement la réduction du score de Soumah (4-2, 81e ).

« On a manqué de sérieux sur les phases arrêtées. C’est au-delà du ridicule. On fait des erreurs de débutants », fulminait l’entraîneur mulhousien Eric Descombes. « On n’a pas été mis en difficulté dans le jeu, on a des occasions pour revenir en 2e  période. On leur a donné le match, je ne peux pas l’accepter. Il va falloir se réveiller. »

Dans ce choc très attendu, c’est donc Biesheim qui s’est comporté en patron. En assumant de la sorte leur statut de leader invaincu, les Rhénans ont clairement envoyé un message.

source : l'Alsace 

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