Genghini tente le pari Biesheim

Publié il y a 3 semaines par

Genghini tente le pari Biesheim
Malgré son attachement au Sporting, où il évoluait depuis quatre saisons, Benjamin Genghini a choisi de quitter Schiltigheim pour relever un nouveau challenge, celui de Biesheim en N3.

Depuis fin avril et l’arrivée de Claude Spreng sur le banc en remplacement de Hervé Milazzo, l’ASC Biesheim n’a pas chômé. Sa campagne de recrutement fait parler d’elle et change aussi le regard que l’on pouvait avoir sur le club.

Benjamin Genghini n’est pas resté indifférent au projet qui est en train de se construire sur les bords du Giessen. Via un de ses amis, il a tâté le terrain. Puis tout s’est enchaîné très vite jusqu’à sa signature ce week-end.

« J’ai vu les coaches (Claude Spreng et Lucas Catalano) et le président (Vincent Schmitt). On a eu un super bon feeling. J’ai apprécié les hommes et leur vision. J’arrive dans un club ambitieux », indique l’attaquant de 34 ans. « Je le sens bien. Je ne pense pas m’être trompé. »

Pourtant, la décision de quitter Schiltigheim a été difficile à prendre : « Je pesais le pour et le contre, je ne dormais pas beaucoup… » Ses quatre saisons au Sporting ont été fastes, avec une montée en N2 et des buts à gogo. D’ailleurs, celui qui a construit sa maison à Achenheim l’été dernier ne comptait pas quitter le stade de l’Aar il y a de cela encore trois mois. Mais la crise du Covid-19 est passée par là.

Comme de nombreux clubs amateurs, « Schilik » a dû revoir sa politique sportive. Et Benjamin Genghini n’y a pas trouvé son compte : « Le club m’a fait une proposition, mais je n’étais pas d’accord. J’espérais qu’il ferait un effort. J’estime que je le méritais. J’ai quand même marqué plus de 60 buts (en comptant la Coupe de France) », calcule celui qui faisait partie des meilleures gâchettes du National 2 depuis 2017. « Il ne s’agit pas d’une question d’ego, ni d’une question exclusivement financière. Le club aurait pu être plus réactif. Biesheim s’est montré plus clair, m’a aussi proposé un projet de reconversion. J’ai senti qu’ils me voulaient alors que ce n’était plus forcément le cas à Schiltigheim. » Cette séparation n’empêche pas le fils de Bernard Genghini de garder une grande affection pour l’ensemble du Sporting. « J’apprécie le coach (Stéphane Crucet), le président (Pierre Schlienger). Mes ex-coéquipiers vont me manquer énormément. Je suis un affectif, mais je n’allais pas rester pour de mauvaises raisons », souligne Benjamin.

Alors, plutôt que de s’exiler à l’autre bout de la France - puisqu’il a eu des propositions en ce sens -, le joueur formé à Sochaux a choisi de relever « l’un de [s]es derniers bons challenges ».

Après une saison 2019-2020 gâchée par une blessure aux ligaments de la cheville gauche, puis par la pandémie de coronavirus, le buteur haut-rhinois a des fourmis dans les jambes. Mais il devra encore patienter un mois avant de retrouver ses nouveaux partenaires de jeu pour la reprise de l’ASC Biesheim.

Benjamin Genghini ne partira pas dans l’inconnu puisqu’il connaît, de près ou de loin, la moitié du futur effectif des Rhénans. Désireux « d’apporter [s]a pierre à l’édifice », le trentenaire assure qu’il ne redescend pas d’une division pour rouler des mécaniques. « Je viens en toute humilité apporter mon expérience et mes buts. Je suis prêt à prendre des responsabilités, ce qui était déjà le cas à Schiltigheim. J’ai une grosse motivation. J’espère vivre une belle aventure humaine.

À l’ASCB, un recrutement déjà très réussi

L’ASC Biesheim ne laisse pas les footballeurs alsaciens indifférents. Depuis plusieurs semaines, les téléphones de Claude Spreng et de son adjoint Lucas Catalano chauffent quotidiennement. « On est beaucoup sollicité. Il y a un effet boule de neige avec les arrivées qui s’enchaînent », indique le premier.

Huit joueurs (Kehi, Metz, Camara, Nellec, Boukalada, Boutantin, Hayef et Genghini) se sont déjà engagés auprès du pensionnaire de N3 qui a, dans le même temps, comptabilisé six départs (Cappa, Ruiz, Meyer, Dardouri, Miliani, J. Jacquat). La dernière recrue, Benjamin Genghini, est venue rehausser un mercato déjà fort séduisant. Et qui n’est pas terminé : deux autres profils sont à l’étude. « Benjamin va amener une vraie plus-value », estime Claude Spreng. « C’est une opportunité qui s’est offerte à nous. C’est presque un recrutement inespéré. Ces dernières saisons, il a été décisif et a porté Schiltigheim à bout de bras. »

À la reprise, les ambitions du club seront logiquement « revues à la hausse. Chaque joueur qui nous a rejoints a connu une montée. On veut que Biesheim change de registre », détaille celui qui est monté en N2 avec le FR Haguenau en 2018. Sur le papier, Biesheim risque fort d’apparaître comme un candidat crédible à la montée. « Si la mayonnaise prend, on peut avoir une très belle équipe. »

Entre les efforts demandés aux joueurs et l’argent économisé avec certains départs, on promet aussi, à l’intérieur du club, qu’« on n’a pas cassé la tirelire » pour bâtir cet alléchant projet. « On a aussi le droit de se montrer débrouillards. 
source : l'Alsace

 

 

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