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L’ENVIE DEVANT SOI

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il y a 1 semaine

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Décisif dans l’excellent parcours de Biesheim en Coupe de France la saison passée, Saïd Dardouri sera à nouveau un pion essentiel du collectif rhénan, samedi, à Schiltigheim. L’attrait d’un second 32e de finale de rang lui fait forcément envie.

L’ENVIE DEVANT SOI

Il a beau avoir déjà fait une petite carrière en championnat de France, avoir brièvement goûté au professionnalisme au Maroc, avoir déjà connu des moments de grâce en tapant dans un ballon, Saïd Dardouri n’a rien oublié des émotions vécues il y a un an avec Biesheim. De cette formidable épopée qui a mené le club rhénan jusqu’à un historique 16e  de finale de Coupe de France perdu dans la douleur d’une séance de tirs au but contre Grenoble.

« J’avais déjà vécu de bons moments au FCM. Ces matches de coupe resteront gravés dans ma mémoire. Quand je revois des vidéos, j’en ai encore des frissons », avoue le milieu récupérateur.

• Se souvenir des belles choses

Immanquablement, le 8tour de samedi sur le terrain du Sporting fait remonter à la surface ces souvenirs encore frais. Le 1er  décembre 2017, Biesheim accueillait Lyon-Duchère, toujours en National, pour accéder pour la première fois aux 32es  de finale. Un tirage loin d’être clément. Mais un tirage que les Haut-Rhinois avaient su se rendre favorable en arrachant la qualification en prolongation sur une réalisation de Florian Bischoff.

Les scènes d’hystérie collective, durant lesquelles Saïd Dardouri n’était pas le dernier à faire le spectacle, avaient préfiguré une belle aventure dans la doyenne des compétitions du football français. « Ce n’est pas tous les jours que l’on joue devant un stade plein à domicile. L’ambiance avait été exceptionnelle, se remémore le joueur de 26 ans. Collectivement et individuellement, on avait sorti un bon match. On sait ce qu’il nous reste à faire pour revivre des moments pareils. »

Toujours dans l’attente de croiser la route d’une équipe professionnelle (*), l’ASCB peut se croire maudite. Quand la FAIG accueille Sochaux, lorsque Saint-Louis défie Nancy, les adversaires de Biesheim se nomment Sarreguemines, Fleury, Grenoble et aujourd’hui Schiltigheim. Avec toujours cette crainte d’être éliminé dans le plus parfait anonymat. Avec l’obligation de réaliser un nouvel exploit pour continuer à rêver de l’affiche d’une vie.

Au stade de l’Aar, ce sera donc un énième remake de Mission impossible. Et cette mission, Saïd Dardouri l’accepte sans fatalisme. « Le mauvais tirage, c’est quand on ne passe pas. La saison dernière, portés par notre insouciance, on a renversé deux fois des montagnes, appuie-t-il. “Schilik”, ce n’est vraiment pas un cadeau. Ça joue au ballon, il y a de l’engagement et de l’efficacité. Ils ont tout pour eux. Mais on ne se déplacera pas en tant que victimes. »

• « C’est quand tout est rose que l’on s’ennuie »

Et dans la bouche du Guebwillerois, cela signifie aussi avoir un devoir d’exemplarité. « Au vu de mon expérience, je sais que je suis attendu sur ce genre de match, et c’est tout à fait normal. » Face à une formation bas-rhinoise que l’on imagine volontiers maîtresse du ballon, ce sera aussi à lui de donner le tempo au milieu de terrain pour ne pas se laisser submerger par les vagues vertes.

Chacun devra réussir à se dépasser, en somme, ce qui fait aujourd’hui défaut en championnat où le club végète à l’avant-dernière place (mais avec deux matches en moins au compteur) de son groupe du Grand Est en N3.

« Après avoir connu une période exceptionnelle sur le cycle retour (au premier semestre 2018) , on a un coup de mou. Les cadres sont moins bien, les erreurs individuelles plus fréquentes, analyse celui qui a joué aux côtés des Schilikois Benjamin Genghini et Nestor Kodjia. Le foot, c’est comme ça. C’est quand tout est rose que l’on s’ennuie. Moi, je ne regrette pas d’avoir resigné (à Biesheim). »

À l’aube de ce 8e tour, la situation est quasi analogue en tout point à celle de l’an dernier, lorsque la Duchère a débarqué sur les bords du Giessen. Alors l’espoir est permis. Saïd Dardouri : « Il faudra tout donner. Quand tu donnes tout et que tu es récompensé, il n’y a rien de plus beau. »

Frissons garantis.

(*) En 2012, Biesheim avait joué un 7e tour contre le FC Metz fraîchement relégué en National

 

Source DNA


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