LA NOUVELLE VIE DE CAPPA

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LA NOUVELLE VIE DE CAPPA

Publié il y a 2 semaines par

LA NOUVELLE VIE DE CAPPA
Un heureux événement et un déménagement : dans quelques semaines, l’existence de Guillaume Cappa (26 ans) ne sera plus jamais la même. Sans renier ses « racines » mosellanes, le gardien a démarré une nouvelle aventure à Biesheim.

Plus les jours passent, plus Guillaume Cappa sent monter l’excitation. L’accouchement de sa compagne Solène est désormais imminent. Dans six semaines tout au plus, elle donnera naissance à leur premier enfant, une petite Julia. « Le terme est prévu le 15 septembre, sourit le papa. On est dans les starting-blocks… »

En l’occurrence, c’est une vie à quatre qui se profile. « Naia, notre Beagle d’un an et demi, fait partie intégrante de la famille. On a vraiment un lien très fort avec notre chien. Nous n’avons aucun doute sur le fait que la cohabitation se passera bien avec notre fille. »

Pour l’heure, le néo-gardien de l’ASC Biesheim ne nourrit qu’une « inquiétude » : que l’heureux événement survienne durant un entraînement ou, pire, en plein match. Jusqu’à l’arrivée du bébé, la maman se reposera à Saint-Avold, où le couple a élu domicile début 2017. S’il n’a pas de chance, Guillaume Cappa en sera donc quitte pour 2 h 20 de route. « Ensuite, on laissera passer deux ou trois mois et on déménagera », précise-t-il.

Ce changement d’environnement n’est pas tout à fait anodin, pour ce garçon attaché à ses « racines » familiales et géographiques. Excepté une saison à Tarbes (2014-2015), en National 2, le natif de Creutzwald est toujours resté fidèle à son département. Entre 2015 et 2019, ses expériences successives à Pagny-sur-Moselle, Forbach et Sarreguemines – trois clubs de N3 – lui ont offert une certaine stabilité. « Solène et moi sommes très ‘‘famille’’, confie-t-il. Mais bon, ça va, entre l’Alsace et la Lorraine, il n’y a pas mille bornes non plus (sourire). On pourra rentrer de temps en temps. »

Le nouveau portier de l’ASCB se sent au demeurant comme chez lui à Biesheim. « Après trois petites semaines, j’avais déjà l’impression d’être ici depuis six mois, s’enthousiasme-t-il. J’ai découvert une bande de potes et un groupe fantastique. Honnêtement, j’ai rarement vu ça dans un club… »

« Guillaume s’est très bien intégré, observe de son côté Hervé Milazzo, le coach rhénan. Il est positif et travaille bien. Tous les voyants sont au vert. »

Comme le souligne Christophe Milliet, l’entraîneur des gardiens, Cappa a été recruté, entre autres, pour son « explosivité ». Le détail est assez cocasse, quand on sait que l’intéressé s’est retrouvé à ce poste parce qu’il était « en surpoids », durant son enfance. « J’étais un peu fainéant, je n’aimais pas trop courir, alors on m’a mis dans la cage, raconte-t-il. Mais j’ai adoré. Pour moi, c’était comme une évidence. J’ai toujours pris plus de plaisir à faire un arrêt qu’à marquer un but. »

La croissance et le sport aidant, la silhouette du petit Guillaume s’affinera assez rapidement. Un jour, alors qu’il fait ses gammes à Saint-Avold, le FC Metz le repère et le convie à un tournoi à Mougins (Côte d’Azur). « J’ai stoppé deux penalties en finale contre Lille », indique-t-il.

Dans la foulée, le club grenat lui « propose une convention de trois ans ». L’aventure durera finalement neuf saisons. Le jeune homme ne passera jamais réellement la porte du monde professionnel, occupant au mieux un statut de « deuxième gardien en National (2012-2013) ». Mais il n’y voit pas un échec. « Je suis en train d’accomplir une belle carrière en N2-N3, c’est déjà respectable », tranche-t-il.

De fait, le dernier rempart mosellan - détenteur d’un « bac pro commerce » – a toujours pu vivre du football, sans avoir à « chercher du boulot » pour arrondir les fins de mois. Patrick, son paternel, l’a constamment « encouragé » à poursuivre son rêve. « À la base, ce n’est pas vraiment un passionné, mais c’est un bon père, glisse le fiston dans un clin d’œil. Il me suit depuis le début et m’appelle avant tous les matches. »

Sur la pelouse, Guillaume Cappa tente, à sa modeste échelle, de « s’inspirer » de ses idoles. Il apprécie Benjamin Lecomte, le nouveau portier de Monaco, pour son « style » et sa « personnalité », tout en louant le « charisme » de Gianluigi Buffon. « On ne peut qu’apprendre en les regardant », souffle-t-il.

Le longiligne lorrain (1,88 m) est moins dithyrambique s’agissant de lui-même. Quand on lui demande ses points forts, il répond d’abord qu’il n’est « parfait en rien ». Mais après réflexion, il évoque tout de même sa présence dans le « jeu aérien », favorisée par sa taille. On imagine que son gabarit doit bien l’aider aussi au tennis, sa deuxième passion. « Je suis passé 15/5 l’an dernier, indique-t-il. Mais j’ai décidé de ne pas faire de tournois cet été. Je veux me consacrer pleinement à la reprise avec Biesheim. »

Lorsque les séances d’entraînement s’enchaînent, le portier est hébergé « chez la grand-mère de [sa] compagne », à Strasbourg. Il se rend dès lors au stade « en covoiturage », avec ses coéquipiers David Efondja, Mohamed Karim, Guillaume Ruiz et Kevin Meyer. Bientôt, il démarrera pour de bon sa nouvelle vie, illuminée par la naissance d’une petite Julia. Pour Guillaume Cappa, plus rien ne sera jamais comme avant.

Source : L’Alsace


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