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Lancés sur de bonnes bases

Publié il y a 2 mois par

Lancés sur de bonnes bases
Les Bleus du Racing avaient ouvert le score par Benjamin Besic d’une magnifique tête décroisée à la 29 e, mais Yoann Grosperrin, qui le serre ici de près, et l’ASC Biesheim ont sensiblement haussé le ton en 2 e période et obtenu un nul équitable. Photo L’Alsace/Jean-Marc LOOS
Entre la prometteuse première période des jeunes Strasbourgeois et la réaction des Biesheimois après la pause, ce premier match de la saison, achevé sur un nul équitable, a été plaisant hier à Molsheim (1-1).

« Madame l’arbitre, ça fait 2-0 et ça change tout ! » On joue depuis 81 minutes ce dimanche à Molsheim. L’ASC Biesheim vient juste d’égaliser de près par l’inévitable Benjamin Genghini après une première frappe de Rachid Hayef repoussée par Alexandre Pierre et le coach de la réserve du Racing François Keller s’époumone en hélant Victoria Beyer.

Quatre minutes plus tôt, son équipe a cru faire le break. Mais elle qui menait depuis la 29e grâce à une splendide tête décroisée de Benjamin Besic qui, à la réception d’un centre de Maxime Bastian, avait laissé Vauvenargues Kéhi sans réaction, s’est vu refuser un 2e but manifestement valable. En cause, une supposée faute de Nordine Kandil sur le gardien et capitaine rhénan, alors que ce dernier a en fait été télescopé par son défenseur Ludovic Chevrier.

François Keller s’estime donc lésé et tient à le faire savoir. Mais en réalité, le nul final entre deux formations qui, pour faire court, ont chacune eu leur mi-temps, relève d’une certaine logique. « En première période, les Strasbourgeois ont été réalistes et nous, un peu trop prudents », analyse l’entraîneur de l’ASCB Claude Spreng. « En deuxième, on a monté le bloc, gagné 20 mètres et fini physiquement beaucoup plus fort qu’eux. On a monté le turbo. Il y avait même moyen de gratter quelque chose de plus à la fin. »

Pour frustré qu’il soit, François Keller, qui n’avait reçu le concours d’aucun pro, convient d’ailleurs « qu’on aurait pu perdre. » Ses jeunes joueurs ont en effet beaucoup subi durant le 2eacte. Ils n’ont plus guère procédé qu’en contre, un ‘‘choix’’ contraint qui - on l’a vu - aurait pu s’avérer payant. « Avec la fatigue, on n’a plus été capables de tenir la balle et bien exploiter les contres qui auraient pu nous mettre à l’abri. Les gamins, comme Benjamin (Ndlr : Besic qui a eu la balle de match à la 86e , mais a frappé sur Kéhi), ont manqué de lucidité », leur pardonne leur entraîneur. « Ça faisait six mois qu’on n’avait plus joué avec une telle intensité. On a affronté une bonne équipe de Biesheim un peu endormie en première mi-temps et qu’on a réveillée en deuxième. Car à force de ne pas marquer sur tes temps forts, tu deviens responsable du réveil de l’adversaire, alors que si tu l’assommes, peut-être n’a-t-il plus les ressources pour se révolter. »

En poussant inlassablement durant une 2epériode débridée, Genghini et les siens ont fini par être récompensés. Une tête de Reppert repoussée à la 85e par El Manssouri auraient même pu leur offrir les trois points. Claude Spreng le sait, mais se satisfait de ce nul équitable. « L’objectif était de ne pas perdre ce premier match chez une équipe de Strasbourg tonique et pétillante qui a imprimé un gros rythme en première mi-temps, mais baissé d’intensité en deuxième. On se contente vraiment de ce point. »

source : L'Alsace

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