Mohamed Karim : Pas une question de niveau »

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Mohamed Karim : Pas une question de niveau »

Publié il y a 1 semaine par

Mohamed Karim : Pas une question de niveau »
Frustré par le scénario vécu samedi à Sarre-Union, Mohamed Karim (25 ans), le défenseur de l’ASC Biesheim, estime que son équipe « joue de malchance » en ce début de saison. Il espère « stopper l’hémorragie » dès mercredi (20 h 15) à Saint-Louis.

Considérez-vous que Biesheim a reçu une petite gifle, samedi à Sarre-Union ?

Les personnes qui ouvrent leur journal et voient 4 à 1 doivent savoir que ce score ne reflète pas le match. Sarre-Union marque une première fois (34e) sur une erreur défensive de notre part.

On encaisse le deuxième but (58e ) alors que l’un de nos joueurs, Kévin Meyer, est au sol après avoir reçu un coup que tout le monde a entendu à 100 mètres à la ronde ! Mais l’arbitre n’a pas sifflé…

Ensuite, on pousse et on se fait contrer à deux reprises dans les arrêts de jeu. La rencontre était serrée, aucune équipe ne sortait du lot.

Le bilan de l’ASCB est désormais négatif (1V, 1N, 2D). Que vous manque-t-il en ce début de championnat ?

De la réussite. Ce n’est pas une question de niveau. On joue de malchance actuellement. C’est assez incroyable : il nous faut énormément d’occasions pour inscrire un but et nos adversaires marquent sur pratiquement chacune de leurs opportunités…

Nous devons être plus efficaces dans les deux zones, être plus “tueurs” en attaque et avoir une meilleure assise défensive. On a déjà concédé dix buts en quatre journées. On doit stopper l’hémorragie.

Vous vous rendez mercredi sur la pelouse d’une formation de Saint-Louis qui a elle aussi bu la tasse, samedi à Illkirch-Graffenstaden (4-1). Ce derby peut-il vous aider à repartir de l’avant ?

Je l’espère, mais nos vis-à-vis seront un peu dans la même optique que nous. Ils ont pris une claque et voudront se racheter. De notre côté, nous allons faire en sorte de rester cohérents. On va déjà retourner s’entraîner et écouter ce que le coach (Hervé Milazzo) a à nous dire. Seul le travail paye.

Ces deux dernières années, vous assumiez d’importantes responsabilités à Haguenau, en N3 puis en N2. Pourquoi êtes-vous parti ?

J’aurais pu rester à Haguenau. J’étais vice-capitaine, le club me faisait confiance et l’environnement était très bon. Mais ma femme va être mutée dans le Haut-Rhin et avec la route, ça serait devenu trop compliqué…

Vous êtes né à Colmar et avez porté les couleurs de la ville en National (2015-2016), avant le dépôt de bilan des défunts Sports Réunis. Aujourd’hui, la nouvelle entité, le Stadium Racing Colmar, a retrouvé l’élite régionale. N’avez-vous pas été tenté par un retour aux sources ?

José (Guerra, l’entraîneur du SRC) m’a appelé, mais honnêtement, descendre en R1, ça m’aurait mis un petit coup derrière la tête. Colmar a un très beau projet et des moyens que les autres n’ont pas. C’est simplement le niveau qui m’a un peu bloqué…

Parallèlement, mon ami Saïd Dardouri (milieu de l’ASCB) m’a vanté les qualités du club de Biesheim et m’a mis en contact avec Hervé Milazzo. J’ai eu un très bon feeling avec le coach, qui m’a donné le numéro du président (Vincent Schmitt).

J’ai pris ma décision très vite, d’autant que je connaissais déjà 80 % de l’équipe : Alain Reppert et Guillaume Ruiz (avec qui il évoluait à Haguenau lors du précédent exercice), des anciens de Colmar, mais aussi des joueurs que j’avais affrontés… Cela a facilité mon intégration.

Et j’ai été agréablement surpris par l’ambiance familiale qui règne à Biesheim. Beaucoup de bénévoles se mettent au service du groupe. Quand on a un problème, on trouve facilement quelqu’un pour le régler. Je me sens vraiment très bien ici.

Vous évoluiez encore dans la troisième division française il y a un peu plus de trois ans. Nourrissez-vous des regret s quant à vos choix de carrière ?

J’ai refusé des offres de clubs qui sont aujourd’hui en Ligue 2 : Chambly, où jouent toujours Anthony Soubervie, Thibault Jaques et Judicaël Crillon (trois de ses ex-coéquipiers à Colmar en 2015-2016), et Le Mans. Mais c’est facile après coup de dire que l’on regrette… Je ne regrette rien. J’ai simplement vécu des expériences agréables et d’autres moins agréables.

Malgré votre jeune âge, vous exprimez depuis quelques années votre désir de vous former au métier d’entraîneur. Avez-vous franchi le pas ?

Cette saison, je vais passer mon BMF (brevet de moniteur de football) en apprentissage avec Biesheim. Ce diplôme permet de coacher jusqu’en R3.

Une semaine par mois, je serai à Reims pour suivre des cours théoriques et participer à des exercices pratiques trois ou quatre heures par jour sur le terrain.

Nous ne prendrons pas en main de vraies équipes. C’est nous, les élèves, qui serons les cobayes. Le point positif, c’est que cela me permettra de m’entraîner, même loin de Biesheim

Source : L’Alsace


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