NE PAS FAIRE L’ANNÉE DE TROP

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NE PAS FAIRE L’ANNÉE DE TROP

Publié il y a 5 mois par

Plongé dans sa 11e saison en tant que président de l’ASC Biesheim, Marc Nagor envisage de passer la main au printemps.

NE PAS FAIRE L’ANNÉE DE TROP

On sait que vous étiez proche de Roland Hunsinger, l’ancien président des SR Colmar, décédé mercredi à l’âge de 77 ans. Que pourriez-vous dire à son sujet ?

Il était comme un deuxième père pour moi. Quand je prenais des décisions pour mon club, j’aimais bien en discuter avec lui. Avec son expérience à Colmar, il était tout de même devenu une référence. C’était un mec humble. S’il était resté en fonction, une entente Colmar – Biesheim aurait peut-être été possible… Je pense à sa femme et à ses enfants qui nous ont toujours soutenus. C’est d’ailleurs sa fille qui m’a envoyé un sms pour m’annoncer son décès. Roland était un grand monsieur, exceptionnel, passionné, qui a géré les SRC comme un bon père de famille. Des hommes qui s’engagent à fond dans le foot comme il l’a fait, il y en a très peu.

• « On a vu les limites du projet »

Quel regard portez-vous sur la saison de l’ASC Biesheim ?

Avec le recul, je me dis que notre épopée en Coupe de France (le club rhénan avait atteint les 16es de finale de l’épreuve en janvier 2018) nous a sans doute fait un peu de tort. On en attendait trop, on a trop comparé avec le précédent exercice. On s’est certainement vu trop beau à un moment donné. Nous sommes montés tellement haut l’an passé que nous espérions jouer les premiers rôles cette saison en championnat. Le groupe est sain mais visiblement, il nous manque encore quelque chose…

Votre équipe a été reconduite dans sa quasi-intégralité l’été dernier. Vos joueurs n’ont-ils pas été victimes d’une certaine usure mentale, quelques mois après avoir connu le plus grand frisson de leur carrière ?

Compte tenu de ce qu’on avait vécu, je ne pouvais pas ne pas renouveler ma confiance à cet effectif. Environ 90  % des joueurs sont restés, on les a mis dans un certain confort. Il est évident qu’on attendait davantage. On revient de tellement loin (l’ASCB a un temps été relégable, durant la première partie de saison)… Mais quand je vois qu’on gagne 3-1 face à la réserve de Nancy, qui jouait avec sept pros, je me dis qu’on a du potentiel. On a pressé vachement haut, on a été généreux dans l’effort et au final, on réalise une superbe opération, puisque Sarre-Union et Saint-Louis ont perdu. Il reste onze journées, tout est encore possible, même si ça va être compliqué d’aller chercher le titre…

Dans quel état d’esprit vous projetez-vous sur l’avenir ?

Je suis en pleine réflexion. On a quand même vu, cette saison, les limites du projet. Je reste persuadé que si on veut faire quelque chose dans le Centre Alsace, il faut un rapprochement avec Colmar. Pour ma part, je ne veux pas faire l’année de trop. Je ne fais que passer. Le club était là avant moi, il sera là après. Je n’oublie pas ce que j’ai vécu, avec le soutien du maire de la commune, Gérard Hug. Mais il faut peut-être un autre discours, un autre projet.

Êtes-vous gagné par la lassitude ?

Un peu. Ma réflexion serait peut-être différente si on jouait le titre. Mais le football demeure une histoire de moyens. Nous avons la chance de posséder de superbes infrastructures et de pouvoir compter sur la Ville, qui nous verse 119 000 euros de subventions, plus 25 000 en cas de maintien en N3. Mais Biesheim reste un petit village de 2560 habitants et il nous manque de gros sponsors. Et on a toujours autant de mal à accueillir du public. Même lorsque l’on reçoit la réserve de l’AS Nancy-Lorraine, on n’enregistre que 30 entrées payantes. C’est stressant.

Combien de temps vous donnez-vous pour prendre une décision définitive ?

On va se réunir avec les membres de mon comité et je me prononcerai au plus tard en mars ou en avril. C’est nécessaire parce qu’au printemps, on prépare déjà la prochaine saison. Le rôle de président demande du temps. J’ai 47 ans, je suis agent d’assurances et mon activité numéro 1 demeure le business. Il faut aussi que je pense à développer ma boîte. Pour l’heure, il n’y a pas de candidats officiels, mais si quelqu’un peut prendre le relais et garder le club propre (sic), je serai le premier content. Après, quand tu vis une soirée comme celle de samedi, tu n’as pas envie d’arrêter (sourire)…

Source : L’alsace


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