SCHMITT, LA TRANSITION DOUCE

News
SCHMITT, LA TRANSITION DOUCE

Publié il y a 6 mois par

Si Biesheim s’est maintenu sur le terrain samedi, il a en coulisse procédé à un changement de président. Ancien joueur de l’ASCB, Vincent Schmitt en est dorénavant aux commandes. Une succession qui se fera en douceur.

SCHMITT, LA TRANSITION DOUCE

Du soulagement. Un peu quand même. Même s’il aurait fallu un improbable concours de circonstances pour envoyer Biesheim en R1, Vincent Schmitt, le nouveau président de l’ASCB, était content d’avoir assisté à un heureux dénouement face au FC Agglo Troyenne. « J’y croyais, mais ça reste du foot. »

Le foot, l’entrepreneur y a joué jusqu’à ses 30 ans, se partageant entre son club formateur des SR Colmar et Biesheim où il faisait partie de l’équipe championne de D4 en 1996. Le foot, c’est grâce à lui aussi qu’il a rencontré Marc Nagor, celui qui vient de terminer un mandat de onze années à la tête du club rhénan. C’est d’ailleurs Vincent Schmitt qui l’avait introduit, à l’époque, auprès du président Gilbert Kretz.

Alors il y avait aussi de l’émotion, samedi soir, quand la passation de pouvoir est devenue effective. « J’ai un petit pincement au cœur, avouait alors le nouveau patron de 46 ans, mais c’est avec grand plaisir que je succède à Marc, c’est un honneur de passer après lui. Et je sais que je pourrai compter sur lui au besoin. »

Il y a deux ans, lorsqu’il est entré au bureau de l’ASCB, en charge notamment du marketing, en même temps que sa PME est devenue l’un des principaux sponsors du club, Vincent Schmitt ne s’attendait pas à tenir les rênes 24 mois plus tard. « Ce n’était pas le sujet », assure-t-il. Mais c’est en raison de son « amitié de 20 ans » avec Marc Nagor qu’il a pris le temps de peser le pour et le contre lorsque celui-ci lui a demandé de le remplacer. Pour finalement se laisser tenter.

Pour autant, du temps, le co-créateur de Safe, dont le siège social est à Sainte-Croix-en-Plaine, n’en a pas forcément beaucoup. Son entreprise de transport routier, qui a essaimé sur 14 sites à travers la France (pour une quarantaine de salariés), se porte bien. Sa croissance est à deux chiffres et son chiffre d’affaires se monte à 35 millions d’euros. Il aimerait connaître la même réussite dorénavant sur le plan sportif.

Sa vision de l’ASCB, il a déjà pu en faire part aux éducateurs du club qu’il a rencontrés. « Je ne suis pas là pour tout révolutionner mais pour apporter une plus-value, insiste le quadragénaire. Le club est déjà bien structuré. Je ne serai qu’une personne parmi d’autres au sein du club. »

Le nouveau patron est également en phase avec l’entraîneur Hervé Milazzo qui a été reconduit pour une saison, sa cinquième, sur le banc haut-rhinois. « On a la même vision, le même état d’esprit, il n’y avait aucune raison de casser le travail de ces quatre dernières années. »

• « Garder les pieds sur terre »

Désormais, plusieurs chantiers vont s’ouvrir. Mais les deux années passées au sein du bureau ont permis au néo-président de mener son audit. Chez les jeunes, il entend renforcer aussi bien les rangs des éducateurs que des différentes sections. « Même si je sais que ce n’est pas simple, à Biesheim, qui est désaxé lorsqu’on compare avec Colmar, d’attirer les jeunes. »

Concernant les deux équipes seniors, Vincent Schmitt se réjouit de la promotion de la réserve en Régional 2. Réserve qui sera toujours entraînée par Raymond Laemmel, originaire comme lui de la vallée de Munster, la saison prochaine. « Cela permettra de niveler la différence de niveau avec la “une” », apprécie-t-il.

La formation de N3, elle, continuera à se battre pour préserver sa place en championnat de France. « Biesheim reste un petit village. Le voir aussi haut, c’est un petit miracle, tient à rappeler le dirigeant. On va garder les pieds sur terre. D’autres clubs comme le FCM (promu en N2) et Saint-Louis ont des budgets autrement plus élevés que le nôtre. On ambitionne juste d’être plus sereins (qu’en 2018-2019). »

« Passionné », Vincent Schmitt va donc se retrousser les manches pour préserver les acquis de l’ASC Biesheim. « Il y a du boulot », sourit-il. Son prédécesseur Marc Nagor peut en témoigner.

L’incertitude liée au maintien de Biesheim en N3 a contraint les dirigeants à patienter avant de se lancer dans les grandes manœuvres. Le nouveau président Vincent Schmitt aura pour objectif de maintenir le club en championnat de France. « Qu’on reparte en N3, c’est mérité. On a laissé cinq clubs derrière nous, alors que notre groupe était très dense, grâce à notre très bonne deuxième partie de saison. »

Reste désormais à savoir quels sont les joueurs qui seront là à la reprise de l’entraînement. Vauvenargues Kehi, qui privilégie un projet professionnel, et Yohan Dufour, écarté pour la dernière sortie de la saison, ne rempileront pas. Leurs coéquipiers doivent rencontrer aujourd’hui et demain leur nouveau président et leur entraîneur Hervé Milazzo.

« On veut conserver la grande majorité, indique Vincent Schmitt. Mais il faut se renforcer qualitativement et quantitativement parce qu’on a vu cette saison, avec toutes ces blessures, que notre effectif était un peu court. On a travaillé en amont. On attendait juste la validation du maintien pour passer la vitesse supérieure. » Entre cinq à six joueurs seraient attendus à l’ASCB.

 


toute l'association

Commentaires

Connectez-vous pour pouvoir participer aux commentaires.
Se connecter