Spreng remonte le temps

Publié il y a 1 mois par

Spreng remonte le temps
À 61 ans, Claude Spreng ne courait pas derrière un poste d’entraîneur. Mais sa rencontre avec Vincent Schmitt, le président de Biesheim, l’a incité à relever le challenge rhénan, quatorze ans après avoir quitté les bords du Giessen.

C’était au début de ce siècle, il y a tout juste vingt ans, Claude Spreng s’expatriait de quelques kilomètres en direction de la frontière franco-allemande pour passer des SR Colmar à l’ASC Biesheim. Après un mandat de sept ans chez les Verts, il allait en entamer un autre de six saisons chez les Rhénans, principalement en DH mais aussi en Excellence et en CFA 2. Le tout marqué, en 2002-2003, par un beau parcours en Coupe de France qui s’achèvera dans des conditions rocambolesques au 8e tour chez les Algériens de Villeurbanne.

Ce ne sont pourtant pas ses souvenirs qui l’ont incité à replonger dans le bain du National 3. Mais plutôt sa rencontre avec Vincent Schmitt, président de l’ASC Biesheim et… ancien joueur du club que le sexagénaire a eu sous ses ordres.

Une fois le départ d’Hervé Milazzo acté, tout s’est fait très rapidement : « J’ai retrouvé quelqu’un avec qui ça a matché tout de suite. En plus, je connais la maison. Et une de mes conditions pour entraîner à nouveau c’était de repartir en championnat de France », indique Claude Spreng.

Une autre condition était de venir en binôme avec Lucas Catalano, qui l’accompagne depuis leur rencontre à Geispolsheim. Un duo « fusionnel » qui reste sur un titre de champion de National 3 avec le FR Haguenau. Le souvenir est agréable, même si la séparation dans la foulée avec le club bas-rhinois a été amère. « On n’a pas pu savourer et je ne voulais pas arrêter ma carrière là-dessus. Mais à mon âge, je n’étais pas non plus dans l’attente d’un projet », appuie l’instituteur.

C’est que le technicien avait trouvé un nouveau moyen de partager son expertise, « une autre façon de voir le foot ». Au micro de France Bleu Alsace, aux côtés le plus souvent du journaliste Luc Dreosto, il a commenté ces 18 derniers mois les sorties du Racing à la Meinau. Un exercice qui lui a énormément plu et qu’il n’envisageait pas forcément d’arrêter jusqu’à ce que « Vincent (Schmitt) [lui] retourne le cerveau ».

En raison de la pandémie de coronavirus, la nomination de Claude Spreng est intervenue bien avant la fin théorique de la saison. Contrairement à ses passages à l’ASIM et au FRH, où il était arrivé en juin, il a devant lui le temps de construire son projet. Et de faire le tour de l’effectif pour imaginer le groupe avec lequel il va repartir en 2020-2021.

« Hervé (Milazzo) a fait du bon travail, je veux m’inscrire dans la continuité tout en apportant une touche différente, avec l’expérience du titre (en 2018)», explique celui qui court entre sept et huit kilomètres chaque jour depuis le confinement. «Je veux essayer de faire grandir le club, de faire comprendre aux joueurs qu’il y a peut-être mieux à faire que de viser le maintien. »

Sans dévoiler d’objectif, Claude Spreng veut s’inscrire dans un cycle de deux à trois ans. Et si pour l’instant, c’est l’incertitude la plus totale quant à une éventuelle reprise - « demain ne sera jamais plus comme avant » -, le Bas-Rhinois est motivé à l’idée de mordre à nouveau dans le ballon. Comme il l’était au début de ce siècle.


source : l'Alsace

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