UN POINT C’EST TOUT

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UN POINT C’EST TOUT

Publié il y a 7 mois par

Le FC Mulhouse et l’ASC Biesheim se sont quittés sur un score nul (1-1), hier au stade de l’Ill, sans que l’on sache vraiment qui a fait la bonne ou la mauvaise opération.

UN POINT C’EST TOUT

C’est une impression un peu particulière qui régnait hier dans les coursives du stade de l’Ill, à l’issue de la rencontre entre le FC Mulhouse et l’ASC Biesheim, première levée du cycle retour du championnat de National 3. Personne, d’un côté comme de l’autre du long couloir, ne parvenait à trancher une question toute simple : qui a réalisé la bonne opération du jour ? On en a déduit que personne ne l’avait fait, mais que personne non plus ne voulait se plaindre du résultat (1-1). Ainsi tout ce petit monde est ressorti de ce derby sans sourire et sans grimace.

Favori au coup d’envoi, du fait de sa 3e place au classement général et de son désir d’accession, le FC Mulhouse avait a priori davantage de raisons de faire la moue, notamment parce qu’il a manqué une occasion de revenir à un petit point des deux équipes de tête (Sarre-Union et Thaon), dont les matches étaient reportés ce week-end. Mais compte tenu du déroulé des débats, il pouvait malgré tout être soulagé. Car sa première période fut franchement insipide et surtout conclue par une double sanction après une faute de Sané à l’entrée de la surface. Coupable d’avoir stoppé l’attaquant biesheimois David Efondja qui se retournait vers le but, le défenseur central était directement expulsé. Et dans la continuité, Julien Fuchs, un ancien de la maison mulhousienne, ajustait un coup franc parfait qui trompait N’Doye (0-1, 45e +1). « À ce moment-là, on n’en menait pas large, concède l’entraîneur du FCM Eric Descombes. Notre première période n’avait pas été à la hauteur. On jouait sur un petit rythme, malgré l’avantage du vent. On sentait vraiment qu’il s’agissait d’un match de reprise. Tout était insuffisant. »

A contrario, l’ASC Biesheim avait quant à elle démontré de belles aptitudes dans le jeu et l’état d’esprit, à l’image de ce qu’elle avait prouvé lors du match aller remporté 2-0 à la mi-décembre. Mais alors qu’elle semblait disposer de toutes les cartes en main pour asseoir sa domination en 2e  période, c’est le scénario contraire qui se produisit. Passé à une défense à trois, avec notamment les entrées en jeu de Kecha et Appolon, le FCM sortait enfin de sa léthargie et gênait aux entournures une formation rhénane contrainte de reculer et paradoxalement de laisser plus d’espaces. Plus entreprenants, les Mulhousiens exerçaient une légère domination avant de toucher au but à la 79esur l’une de leur grande spécialité : le coup de pied arrêté. En spécialiste de l’exercice, M’Tir déposait un corner millimétré sur l’imposant Baka dont le coup tête estoquait Kéhi, le gardien rhénan (1-1).

• « Il y a trois mois, on aurait perdu »

Le match était relancé et Biesheim attendait les ultimes instants de la rencontre pour tenter de forcer la décision. Mais N’Doye repoussait la balle de match offerte à Jacquat dans le temps additionnel. De quoi donner à Hervé Milazzo, le coach rhénan, un petit sentiment de « frustration ». « Forcément, quand tu mènes et que tu es en supériorité numérique, tu peux difficilement être content de partager les points, glisse-t-il. Mais on va dire que venir chercher un point face sur la pelouse de cette belle équipe de Mulhouse reste malgré tout un bon résultat, pour lequel nous aurions signé au coup d’envoi. La saison passée, nous aurions gagné ce genre de match. Mais il y a encore trois mois, nous l’aurions aussi perdu. On va donc estimer qu’on est sur la bonne voie. Et se contenter de ce point. »

Une conclusion partagée par son homologue mulhousien Eric Descombes : « Ce ne sont pas les trois qu’on espérait avant le match, mais un point est un point. Et il reste douze rencontres pour tenter d’aller chercher les équipes de tête. Je reste très confiant. »

Source : L’Alsace


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