ASCBiesheim-football | Cakir veut rebondir

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Après une saison cauchemardesque à tout point de vue avec la réserve colmarienne, Yunus Cakir est venu se relancer à Biesheim. Une décision loin d’être facile à prendre, mais motivée par le désir de continuer à jouer en championnat de France.

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Yunus Cakir (à droite) a tourné la page colmarienne cet été. Photo DNA – Franck Delhomme

« Dès fois, j’ai envie de crier : ‘‘Allez les Verts’’ », lance en guise de boutade Yunus Cakir lorsqu’on lui fait remarquer qu’une colonie colmarienne œuvre désormais à Biesheim (*).

« Le coach ne peut que me faire progresser »

Cette migration vers le Rhin est devenue un classique de l’intersaison dans le Centre Alsace depuis que l’ASCB a retrouvé le CFA 2, en 2013. « On dirait que je n’ai pas changé d’équipe, poursuit le milieu défensif. Il y a des automatismes qui sont restés. Sur le terrain, on se situe comme si on avait toujours joué ensemble. »

Pourtant, rien ne le prédestinait à retrouver ses anciens coéquipiers. Arrivé aux SRC à l’âge de six ans, chez les débutants, Cakir y a passé toute sa carrière, excepté deux ans à Sochaux (des U13 aux U15) et une expérience avortée en Turquie l’an passé. Et comme le jeune homme n’est pas manchot, voilà plusieurs saisons que Damien Ott, alors entraîneur en chef des Verts, lui avait ouvert la porte du groupe National en semaine. Un accélérateur pour emmagasiner de l’expérience.

Des pépins physiques sont malheureusement venus noircir le tableau. « Contre Haguenau (le 8 novembre 2014) , j’ai ressenti une douleur vive, je ne pouvais plus rien faire, se souvient-il. On m’a trouvé une hernie inguinale. J’ai été opéré mais ça n’a pas changé grand-chose. »

On lui diagnostique ensuite une pubalgie après être passé dans les mains d’une « quinzaine de kinés ». Son arrêt au stand prendra sept mois, la durée de la lente agonie de la réserve colmarienne en CFA 2 dont il était le capitaine. « Ça m’a fichu un coup au moral de voir l’équipe dans cette situation alors que je ne pouvais pas l’aider. À la fin, je n’arrivais même plus à aller au stade. »

Pas un ingrat, Yunus Cakir a un temps envisagé de reprendre en DH avec les SR Colmar. Mais Biesheim, comme les étés précédents, est revenu à la charge. Le discours et la philosophie de jeu d’Hervé Milazzo, le nouvel entraîneur rhénan, comme la possibilité de renouer avec le CFA 2 ont fini par convaincre le milieu de 25 ans de changer d’air. Mais non sans en avoir auparavant discuté avec certains dirigeants colmariens.

Conforté dans son choix de carrière, il a découvert il y a un mois les belles installations de l’ASCB. Passé le côté « bizarre » de rechausser des crampons, il s’est vite fondu dans un groupe qui « vit très très bien. On déconne tous ensemble mais on sait aussi être sérieux quand il le faut, raconte celui qui a disputé 49 rencontres au cinquième échelon national. On m’a dit que le coach ne peut que me faire progresser. Ça m’a permis de vaincre ma peur de quitter les SRC. »

Pas encore à 100 %, Yunus Cakir retrouve petit à petit ses sensations. Sa première saison en bleu, il l’espère prolifique, avec un temps de jeu conséquent pour continuer à se perfectionner. Le CFA 2, il veut continuer à s’y imposer. Et il pense que Biesheim à une belle carte à jouer dans le groupe F.

Pagny et Thaon, des « matches capitaux »

« On a une bonne petite équipe. J’aimerais qu’on accroche un top 5, pas qu’on peine à se maintenir, lance-t-il au moment de formuler son souhait pour l’exercice qui commence ce samedi. Il va falloir engranger des points rapidement. La réception de Pagny (le 22 août) et le déplacement à Thaon (le 29) sont déjà des matches capitaux. »

Yunus Cakir et l’ASC Biesheim ont tous les deux une saison galère à oublier. Au plus vite.

(*) Lors du match amical contre la réserve de Schiltigheim, samedi, sept anciens joueurs des SRC étaient titulaires (Chevrier, El Harchi, Muller, Wagner, Cakir, Egensperger et Mastroianni) et un autre est entré en jeu (Vidal).

Source: http://www.dna.fr/sports/2015/08/17/cakir-veut-rebondir