CONTINUER A REVER – ASCBiesheim-football

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Cet après-midi, lorsqu’ils se retrouveront à 15h, peut-être que les joueurs de Biesheim prendront conscience de l’événement qu’ils s’apprêtent à vivre en voyant leur stade municipal décoré aux couleurs de la Coupe de France. On dit peut-être car il serait heureux, aussi, que cette bande de joyeux drilles conservent une partie de son insouciance, celle qui lui a fait penser qu’il était possible de se qualifier face à Lyon-Duchère (8e tour) et à Fleury (32e ).

« Grenoble, c’est un autre calibre. Il va falloir en faire encore plus pour prétendre gagner, assure Hervé Milazzo, l’entraîneur rhénan. On va devoir se remettre en question tout en s’appuyant sur ce qu’on a déjà fait dans la compétition. On ne part pas favoris. Mais le petit pourcentage qu’on a de se qualifier, il faut le jouer à fond. Il faut se donner les moyens d’y arriver pour ne pas avoir de regrets. »

• « Être au maximum de ce que l’on peut faire »

Pour se donner le maximum de chances de réussir la passe de trois, l’ASCB devra commencer par bien défendre. Si elle est aujourd’hui en 16e de finale, c’est avant tout parce qu’elle n’a pas encaissé de buts lors des quatre derniers tours. En récidivant ce soir, la qualification ne serait plus très loin.

Dans un stade anormalement plein – plus de 2 000 spectateurs – et face aux caméras de télévision, le jeune groupe haut-rhinois, dont certains membres vivent leur première expérience en coupe cette saison, devra réussir « à faire la part des choses ». Rien que lors de la préparation, l’agitation médiatique n’a pas facilité la volonté affichée par Hervé Milazzo de confiner ses joueurs dans une bulle.

« On doit faire avec. Mais si on a réussi ce parcours-là, c’est aussi pour vivre des moments comme ceux-là, nuance le coach. Le compétiteur, à un moment donné, il se reconcentre sur l’essentiel : le terrain. Cette expérience leur servira, elle fera partie de leur bagage. »

Face au plus grand défi de l’histoire du club, les Rhénans jouent la carte de la modestie. Mais ils savent que ce tirage, aussi compliqué soit-il, leur laisse une chance de poursuivre l’aventure.

Alors cette bande de potes, qui sait mettre l’ambiance hors du terrain, s’est préparée consciencieusement afin de limiter un maximum le déchet dans sa production domestique. Il vaudrait mieux car le GF 38 est passé expert dans l’art de profiter des erreurs de son adversaire. Et ce qui passe face à une formation de National 3 peut être rédhibitoire contre une équipe évoluant deux divisions au-dessus.

« On connaît les qualités de Grenoble à l’extérieur (voir chiffre). Dans la couverture, le pressing, le placement, il faudra que l’on soit au maximum de ce que l’on peut faire. Il faudra ce supplément d’âme, ce don de soi pour réussir un nouvel exploit. Plus on avance, plus c’est dur, certifie un entraîneur amené forcément à faire des choix. J’aurais bien aimé faire jouer une mi-temps à chacun. Je vais encore faire des malheureux mais je crois que le vestiaire l’accepte. »

Et si ce soir, finalement, après 90 ou 120 minutes, tout le monde avait le sourire ? Cela signifierait que Biesheim repartirait pour un tour. Avec cette équipe soudée comme jamais, on n’est peut-être pas au bout de nos surprises…

SOURCE ; DNA