DNA: Après FR Haguenau – ASC Biesheim

0

mathieu-wagner-(au-second-plan)-reste-lucide-photo-dna-laurent-habersetzer-1481495667

– Que s’est-il passé à Haguenau où vous avez subi votre plus large défaite de la saison ?

– On est bien entré dans le match. On était en place avec une certaine maîtrise. Et sur une action anodine, un centre, on est trop attentistes, en retard, et il y a une certaine confusion entre notre gardien et les défenseurs ce qui amène l’ouverture du score de Haguenau. Ça nous a mis un petit coup derrière la tête d’autant plus qu’on avait eu une occasion sur un centre en retrait repris par (Gilles) Mastroianni (20e ).

On est bien revenu dans le match en seconde période. Et sur une petite faute de main de Vauve (Kéhi, le gardien) , on prend un deuxième but qui nous assomme. On a pourtant une balle pour revenir à deux à un mais Nigel (Solvet) tire au-dessus à cinq mètres du but… On aurait pu les faire douter, à ce moment de la partie, surtout qu’Haguenau était réduit à dix (expulsion de Kenney à la 80e ). Sur la fin, on a joué à trois derrière pour essayer de revenir. Les deux derniers buts que l’on prend sont anecdotiques. Le score final (4-0) est lourd et ne reflète pas vraiment la physionomie de la rencontre. On n’a pas été ridicules.

 « Haguenau est notre bête noire »

– Vous étiez pourtant sur une bonne série (2V, 1N). Que vous a-t-il manqué pour poursuivre sur cette dynamique positive ?

– Haguenau, ce n’est pas le même calibre que Sarreguemines (victoire 3-1) ou Lunéville (1-0) , sans dénigrer ces deux équipes. On a fait jeu égal mais on paie cash nos deux erreurs (sur les deux premiers buts). Il y avait une petite euphorie après nos deux victoires mais, moi, je restais prudent et j’aurais signé tout de suite pour un nul. C’est dommage, on voulait les laisser à deux points derrière nous. Haguenau, c’est un peu notre bête noire. L’an dernier, déjà, on en avait pris quatre là-bas (défaite 4-2). On ne les a jamais battus depuis qu’ils sont montés en CFA 2 (trois revers, deux nuls). Cette défaite nous a montré qu’on avait encore du travail pour aller chercher notre maintien.

– Est-ce qu’il ne manque pas juste un meilleur rendement à l’extérieur pour que Biesheim puisse être plus ambitieux ?

– À Nancy, on est allé chercher un bon nul (0-0) en étant solide et compact. Mais notre maintien passera d’abord par des victoires à domicile (quatre pour deux défaites cette saison). La moitié du championnat n’est même pas encore passée, on n’a pas le couteau sous la gorge. À l’extérieur, on part dans l’optique d’être solide mais on paie cash nos erreurs. Contre Haguenau, on est tombé sur une équipe plus que correcte. Il y a encore du travail pour rester dans le haut de tableau. On souhaite conserver notre matelas sur la zone rouge car on ne veut plus se faire peur comme la saison dernière (12e ).

 « Il va falloir batailler »

– Votre situation actuelle n’a rien à voir avec celle d’il y a un an…

– Ça peut revenir vite, un mauvais résultat contre Forbach (le 17 décembre) et on peut se retrouver en bas du classement. On ne se voit pas plus beau qu’on ne l’est. Il n’y a pas à être démoralisé ou déstabilisé par cette défaite. On doit réagir pour arrêter sur une bonne note avant la trêve. Et puis, il vaut mieux prendre une fois quatre à zéro que quatre fois un à zéro…

– En tant que capitaine, sentez-vous que l’équipe a mûri en 2016 ?

– On est plus armé cette saison mais le maintien ne sera pas pour autant plus facile à aller chercher. On ne va pas nous le donner. Le championnat est encore plus compétitif. Il va falloir batailler. Quand je vois notre effectif, je me dis qu’il y a des choses à faire pour peu qu’on enchaîne les matches pleins. On a une équipe qui peut faire mal. Après, tout est question de détails, ça ne se joue à pas grand-chose avec les équipes du haut de tableau. On n’en est pas loin, on doit être encore plus réaliste.

– Quel bilan faites-vous de cette première moitié de championnat ?

– Le bilan, on le fera à la trêve. Il y a encore le match de Forbach, une équipe accrocheuse qui ne cherche pas à jouer au ballon, qui balance. C’est parfois moins facile que d’affronter une équipe joueuse. Ça va être un vrai combat. On sait à quoi s’attendre.

PROPOS RECUEILLIS PAR J-T.W

Publié le 12/12/2016

Source : http://c.dna.fr/sports/2016/12/12/le-maintien-on-ne-va-pas-nous-le-donner