DNA : « Ce n’était pas une obsession » – ASCBiesheim-football

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– Vous étiez à nouveau titulaire samedi après deux matches passés sur le banc alors que vous aviez commencé la saison dans le “onze”. Est-ce le signe d’une forte concurrence cette saison à Biesheim ?

– La concurrence a toujours été là et je l’ai toujours acceptée. Après, c’est vrai que cette saison il y a plus de défenseurs dans l’effectif…

Après le match contre le FC Mulhouse, le coach (Hervé Milazzo) a fait tourner parce qu’on disputait notre troisième rencontre en huit jours. Et j’étais à nouveau remplaçant contre la réserve de Metz. Il m’a expliqué ses choix que j’ai acceptés. Ça n’enlève pas la déception alors il faut se remettre au travail. Tout se passe à l’entraînement. Personnellement, j’engrange de la confiance, je sens que je suis en train de monter en puissance.

– Justement, cette montée en puissance s’est concrétisée par un but contre la réserve de Nancy, votre premier sous les couleurs de Biesheim où vous débutez votre cinquième saison…

– C’est une satisfaction personnelle mais aussi collective parce que ce but a permis de décrocher le point du nul. Ça m’apporte un surplus de confiance mais ce n’était pas une obsession non plus. Sur coup de pied arrêté (il a marqué de la tête au premier poteau sur un corner de Julien Fuchs, ndlr) , je ne monte pas souvent. Là, les centraux sont restés en place et je suis allé dans la surface.

« Peu importe le côté, je prends toujours autant de plaisir »

Cette saison, on sait que les coups de pied arrêtés sont toujours bien tirés. On peut être dangereux sur ces phases-là. Cette fois-ci, ça m’a souri.

– Vous êtes latéral droit et évoluez à gauche depuis l’entame du championnat. Est-ce un gros changement ?

– Non, je ne le ressens pas comme ça. Je peux jouer des deux pieds. Bon, il a quand même fallu un temps d’adaptation au niveau du placement. Après, tout est une question de communication aussi avec le milieu (Loïc Miliani). Si on se parle, il n’y a pas de raison que ça ne fonctionne pas.

Contre Nancy, j’aurais pu jouer à droite mais le coach m’a laissé à gauche (c’est Kevin Meyer, qui l’avait remplacé contre le Racing II et Metz II qui a occupé le flanc droit, ndlr). C’est une belle marque de confiance. Peu importe le côté, je prends toujours autant de plaisir.

– Mais avec ce quatrième nul en cinq matches, le plaisir ne peut pas être total…

– Un point c’est toujours mieux que rien. Surtout à l’extérieur et chez une réserve pro… C’est dommage qu’on ne mette pas nos trois grosses occasions en première période (par Fuchs et Dardouri dans le premier quart d’heure, ndlr). Derrière, on encaisse un but. On a tout de même réussi à égaliser avant la mi-temps. Mais après le repos, Nancy avait plus le ballon et on s’est créé moins de situations favorables. On fait des bons matches, le nul est amplement mérité mais on n’a toujours pas gagné…

« Ce qui nous manque, c’est cette première victoire »

– Quel pourrait être le déclic. Un bon parcours en Coupe de France ?

– C’est sûr que cette année on veut aller loin en Coupe de France (Biesheim se rendra à Furdenheim au 5e tour, ndlr). Mais c’est une épreuve à part. Ce qui nous manque en championnat, c’est cette première victoire. C’est la finition qui nous plombe car collectivement on est bien en place, on pose des problèmes à nos adversaires. Ça va bien finir par nous sourire…

– N’y a-t-il pas tout de même une pointe d’inquiétude ?

– Comptablement, prendre quatre points sur quinze, ce n’est pas bon. Mais le contenu reste positif. Maintenant, il faut commencer à gagner car le championnat va devenir plus dur, surtout que l’hiver approche. On vient de jouer trois réserves professionnelles d’affilée (Racing, Metz et Nancy) , des équipes jeunes mais talentueuses. Là, on va recevoir Épernay (le 14 octobre) , un concurrent direct pour le maintien. Ce serait bien de prendre enfin trois points.

Par : J-T.W