DNA: « On est à un tournant »

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– Biesheim a perdu ses deux derniers matches de l’année ce qui l’a empêché de lorgner sur le podium. Êtes-vous frustré ?

– Haguenau, c’était un tournant, comme Kronenbourg en Coupe de France (défaite 0-2 après prolongation). On pouvait basculer dans le trio de tête mais on a perdu (4-0) , et il n’y a pas eu photo. Je suis très déçu, par contre, de la défaite contre Forbach (2-3). C’est une équipe qu’on aurait pu mettre à quinze points…

Après, il ne faut pas oublier d’où on vient. On pense au maintien d’abord. On est mieux parti que l’année dernière avec un budget moins important (200 000 euros soit en baisse de 30 %) que la moyenne en CFA 2. On reste ambitieux malgré tout. Là, on a connu un cycle faible. Mais la “une” marche bien, les U 19 aussi avec ce 64e de finale en Coupe de Gambardella contre Épinal (le 8 janvier). Au niveau sportif, c’est satisfaisant.

« Personne au SRC n’a fait un pas vers nous »

– Et au niveau extra-sportif ? Qu’en est-il, d’ailleurs, du rapprochement avec le Stadium Racing Colmar que vous préconisiez ?

– Aujourd’hui, on manque de sponsoring et de public. Un rapprochement avec Colmar aurait été une solution. Faire quelque chose ensemble, ça aurait du sens. Mais personne au SCR n’a fait un pas vers nous, sauf pour nous demander des lettres de sortie pour certains joueurs…

La nouvelle direction colmarienne veut marquer une rupture avec les anciens SRC. C’est dommage. Après, ce n’est pas nous, club de CFA 2, qui allons prendre l’initiative pour mettre quelque chose en place avec Colmar, club d’Excellence, sans lui manquer de respect. Je ne cherche plus à comprendre. L’avenir, ce sont les ententes. D’ailleurs, tout le monde se regroupe.

– Pourtant, toute seule, l’ASCB commence à s’en sortir…

– On peut continuer comme ça, mais pour construire l’avenir il aurait été préférable de faire quelque chose ensemble. C’est une question de personnes, je pense. Cela aurait pourtant été du gagnant-gagnant. Ça fait dix ans que je suis à Biesheim, j’ai mis une machine en place, je ne vais pas aller voir ailleurs (certaines personnes lui avaient dit de rejoindre le SRC s’il tenait tant que ça à un rapprochement, ndlr). Je n’en ai d’ailleurs jamais discuté avec les membres de mon comité.

Aujourd’hui, tout est une question de budget. Le club est sain, il ne vit pas au-dessus de ses moyens. Pour passer un cap, cela se jouera d’abord sur l’aspect financier, ensuite par le public. On reste humble tout en voulant continuer à aller de l’avant. On travaille avec Hervé (Milazzo, le coach) sur le cycle retour. On est confiant.

– Est-ce que vous songez à vous renforcer cet hiver, comme cela a été le cas lors des précédentes saisons ?

– Tout va dépendre des joueurs qui peuvent être déçus par leur temps de jeu. On discutera avec eux et on fera le point après le stage au Mas d’Agenais (les 6 et 7 janvier). On attend également de savoir si la Ville de Biesheim est intéressée pour aller voir plus haut ? Actuellement, niveau subvention, je sais que le contexte est compliqué. Mais nous sommes désormais le club phare du Centre-Alsace et nous n’avons pas les mêmes avantages que les SRC, ce qui m’interroge… On a tout fait pour sauver le soldat SRC malgré plusieurs années de mauvaise gestion. Colmar a bénéficié d’avantages que n’ont jamais eu d’autres clubs (les SRC ont été inscrits en Excellence au lieu de repartir en D3 malgré la liquidation de l’association).

« J’aimerais que l’on gagne quelque chose »

– Biesheim peut-il s’imaginer à moyen terme en CFA ?

– Aujourd’hui, ce qu’on veut, c’est progresser. On veut que les jeunes restent en Centre-Alsace. Il y aura une assemblée générale le 19 janvier pour savoir où on veut aller, ce qui dépendra aussi de ce qui ressort des discussions avec le maire (Gérard Hug). On doit avoir une perspective sur deux ans.

D’abord, il faut déjà se maintenir en CFA 2. Je n’oublie pas que l’ASIM était sur le podium à la trêve (la saison dernière) avant de finir dixième tout juste (septième en fait après une traversée du désert longue de cinq mois). J’aimerais aussi que l’on gagne quelque chose, faire une belle épopée en Coupe d’Alsace.

– 2016 restera un bon cru…

– Un club, c’est comme une entreprise. On était dans un cycle de trois ans en CFA 2. Il ne faut pas stagner, si on ne va pas de l’avant, le club s’essouffle. L’idée, c’est d’essayer d’aller plus haut. Tout en gardant notre identité. On est à un tournant.

PROPOS RECUEILLIS PAR J-T.W
27/12/2016 à 05:00

Source: http://c.dna.fr/sports/2016/12/27/on-est-a-un-tournant