ASCBiesheim-football | L'ALSACE : Un globe-trotter à Biesheim

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  • 9 octobre 2015
  • Tag: Actualités, CFA2, La presse

Après un précédent séjour en Alsace il y a quelques années, à Colmar et à Strasbourg, Hervé Betsem a posé ses valises à Biesheim. L’attaquant, qui a beaucoup voyagé, a déjà marqué quatre buts en deux rencontres.

Depuis son accession en championnat de France, il y a deux ans, le club du président Marc Nagor n’a jamais pu disposer d’un véritable buteur. C’est peut-être chose faite avec l’arrivée d’Hervé Betsem qui, en deux rencontres (Berwiller et Schiltigheim), affiche déjà un compteur personnel de quatre réalisations.

À première vue, le profil d’Hervé Russel Betsem A Ebong sort grandement de l’ordinaire et des « CV », souvent très lisses de ses collègues, à la fois par son côté sportif mais aussi pour celui de la « vie civile ». Qu’on en juge.

Un parcours atypique

Après de brillantes études en l’université de Bangkok, couronnées pas moins d’un C.A.P. et d’un baccalauréat de comptabilité, suivis d’une licence en gestion et comptabilité, le joueur à présent âgé de 28 ans (il est né le 15 juillet 1987) avait fait au préalable ses débuts de footballeur à Yaoundé, au centre de formation de jeunes espoirs.

Ensuite, il a entamé un parcours assez singulier qui l’a mené du Myanmar (ex Birmanie) en Thaïlande, puis en France, à Gap. Il y aura alors de courtes « piges » en Alsace, aux SR Colmar et le RC Strasbourg (en 2012 et 2013) pour ensuite gagner, la Lozère puis le Sud, plus précisément Uzès où l’on peut dire qu’il s’est « échoué », le club étant placé en liquidation judiciaire. Ce qui vaut à ce bel athlète, d’origine camerounaise de 1,85 m et 79 kg de pratiquer sans le cachet « Mutation », atout non négligeable quand on sait que l’ASC Biesheim a déjà bien investi dans ce domaine avec les Efondja, N’Toke et autre El Harchi. En attendant l’intéressé a bien voulu « dévoiler » quelques pans supplémentaires de sa personnalité et de son itinéraire.

« J’ai entière confiance en Dominique Lihrmann »

Comment êtes-vous arrivé à Biesheim ?

Incontestablement c’est Dominique Lihrmann, l’ancien directeur sportif de Colmar qui est à l’origine de ma venue. Ce dernier m’avait déjà repéré lors de mon essai à Colmar lors de l’été 2012. Biesheim étant à la recherche d’un attaquant, M. Lihrmann, en qui j’ai entière confiance, a alors servi de relais. Après un court essai, j’ai convaincu MM. Nagor et Milazzo.

Que retenez-vous de vos précédents passages en Alsace, aux SR Colmar et au Racing Strasbourg ?

Aux SR Colmar lors d’un essai, j’ai été le seul retenu parmi 40 joueurs, mais malheureusement c’est Pape Sane qui a été préféré du fait qu’il a fait l’objet d’un prêt de la part des Chamois Niortais, ce qui au passage était plus judicieux au niveau financier pour le club colmarien. À Strasbourg où j’ai connu François Keller, ce sont des problèmes administratifs au niveau du titre de séjour (il est à présent en cours de naturalisation française) qui m’ont empêché de me fixer dans la capitale européenne et surtout de donner ma pleine mesure lors de mon court passage.

Comment avez-vous vécu la fin d’Uzès ?

Nous avions une grosse équipe mais pour des raisons financières, le club a été dissous, ce qui au passage est vraiment dommage. Après cet épisode je suis parti cet été en Autriche, à Salzbourg faire un stage avec une équipe égyptienne et une autre de la république Tchèque. Mais vu les émoluments proposés par cette dernière surtout, environ 300 euros, j’ai refusé.

Quelles sont vos premières impressions dans votre nouveau club et son avenir sur la saison en cours ?

Samedi contre Schiltigheim, je pensais vraiment avoir « plié » le match quand j’ai marqué le second but avant que surviennent les deux expulsions de mes nouveaux partenaires, Mastroianni et Laufenburger dans un climat assez houleux. Pour ce qui est de l’avenir, je n’aime pas trop me projeter, le football étant un sport imprévisible. Néanmoins, nous manquons un peu d’expérience qu’on acquiert avec le temps. Par contre j’apprécie déjà le bon esprit du club et son engagement. Avec le travail du groupe des 23 éléments « ça va le faire », j’en suis convaincu…

Source : http://www.lalsace.fr/sport/2015/10/08/un-globe-trotter-a-biesheim