UN EXPLOIT AMPLEMENT MÉRITÉ – ASCBiesheim-football

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Biesheim s’est montré à la hauteur de l’enjeu, hier, pour bouter hors de la Coupe de France Lyon-la-Duchère. Ce succès arraché en prolongation, historique pour un club qui n’avait jamais franchi jusque-là le 8e tour, ne souffre d’aucune discussion (1-0 ap).
Au bout de la nuit, Biesheim espérait atteindre son Nirvana, à savoir un premier 32e de finale de Coupe de France. Mais après avoir écopé du « pire tirage » face à un club pas assez sexy pour attirer les foules sur le bord du Rhin, mais suffisamment costaud pour vous enlever vos illusions, l’ASCB se savait sur le fil du rasoir.

Un Lyon-la-Duchère joueur, articulé comme attendu dans son 5-3-2, avec deux latéraux – Shishia et l’Alsacien Brahmia – très offensifs, a d’ailleurs rapidement pris le jeu à son compte. En cherchant à étirer le bloc rhénan, pour mieux s’engouffrer dans l’axe, les pensionnaires du National ont néanmoins manqué de percussion pour se montrer réellement dangereux dans un premier temps. 

Pas impressionné pour un sou, l’outsider alsacien a montré qu’il avait lui aussi du ballon plein les pieds. Il s’est assez logiquement créé les premières situations dangereuses. Fuchs a touché les étoiles sur sa frappe lointaine (14e ), Ndjalkonogmatha est sorti au-devant d’Efondja (17e ) qui a ensuite trouvé les gants du portier (18e ), imité quelques minutes plus tard par un Dardouri « on fire » (21e ).

Mais rejoindre les vestiaires sur un score nul et vierge n’a pas non plus été une mauvaise affaire. Ayari, retenu par le maillot par Chevrier, n’a pu cadrer son plat du pied devant Kehi (37e ). M. Caffe est resté de marbre face aux récriminations lyonnaises. Et que dire de Tuta qui, après un festival de Talhaoui, n’a rien trouvé de mieux que de tirer sur… Atik alors que le but était grand ouvert devant lui (42e ) ?

Le retour des vestiaires a été du même tonneau avec une grosse domination de la Duchère. Les Alsaciens, bien aidés par leur duo de récupérateurs Dardouri-Bischoff, ont su faire le dos rond.

Moins enthousiasmante, cette seconde période a néanmoins vu la Duchère passer à deux attaquants, avec les rentrées de Mendes Da Silva et Bekhechi, sans plus d’efficacité. Biesheim n’était pas loin du coup parfait dans les arrêts de jeu, mais Guillaume Jacquat ne voyait pas son frère Julien, seul au point de penalty, pour la balle de match (90e +1).

Sentant les joueurs du National piocher physiquement, les Rhénans ont entamé la prolongation le mors aux dents. L’exploit a mis du temps à se matérialiser, mais la tournure que prenaient les événements avait quelque chose d’inéluctable. Chevrier et Finance n’ont d’abord pas pu reprendre un corner de Viana (99e ) tandis que Fuchs a vu sa reprise à bout portant sauvée sur sa ligne par Moizini (104e ).

• Bischoff délivre tout un stade
Dangereux sur chaque coup de pied arrêté face à des Lyonnais de moins en moins maîtres de leurs nerfs, les protégés du président Nagor ont enfin été récompensés sur une frappe à bout portant de Bischoff consécutive à une remise de Chevrier dans la surface (1-0, 107e ). « Mes joueurs ont réalisé exactement ce que je leur avais demandé , dira après coup Hervé Milazzo, le technicien haut-rhinois. Le temps qui passait a joué pour nous. Bravo à eux, ils le méritent. »

Pour ne rien gâcher, afin d’écrire à l’énergie une des plus belles pages de l’histoire du club, les Alsaciens ont résisté héroïquement aux ruades de la bête blessée. Dardouri a sorti sur sa ligne la reprise d’Ayari alors que Kehi s’envolait sur un coup franc de Talhaoui (117e ). « Vous avez été arrogant, suffisant, vous n’avez pas respecté le football » , tonnait ensuite l’entraîneur rhodanien Karim Mokeddem dans un vestiaire désabusé. Les Biesheimois, tout à leur euphorie, étaient loin de ces préoccupations.

Les Biesheimois ont créé le plus bel exploit de l’histoire de leur club, le hissant pour la toute première fois en 32 e de finale de la Coupe de France.

SOURCE : http://c.lalsace.fr/liseuse/COL/20171202