Viana, plaisir partagé

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En janvier, après des escapades en Espagne (Atlético de Madrid C), aux États-Unis (Real Salt Lake en MLS) et en Angleterre (Luton Town en League Two), David Viana est rentré au pays. En Alsace plus précisément. Le choix de rechausser les crampons à Biesheim aurait pu paraître incongru pour un jeune joueur qui a pas mal bourlingué. Mais l’ailier ne regrette pas une seconde d’avoir posé ses valises sur les bords du Rhin, en CFA2, championnat qu’il a déjà remporté avec la réserve du Racing.

Dribbleur et buteur

« Quand je suis arrivé, l’équipe était en difficulté au classement. Avec Benoît Haaby (aujourd’hui à Hégenheim, ndlr) , on a essayé d’apporter un petit plus. Et sur la phase retour, on termine cinquième, raconte l’attaquant de 24 ans. L’état d’esprit est top, j’ai été bien accueilli et ça se passe vraiment bien avec le coach (Hervé Milazzo). C’est que du plaisir. »

Le plaisir est certainement partagé puisque David Viana est un des éléments décisifs du collectif rhénan. Contrairement à la saison passée, il a déjà scoré à trois reprises – sept buts en tenant compte de la Coupe de France – et délivré deux passes décisives en championnat. À chaque fois qu’il a trouvé l’ouverture, Biesheim s’est imposé…

Contre Sarreguemines, il est tout simplement impliqué sur les trois buts. C’est lui qui ouvre le score sur un service trois étoiles de N’Toke. Et ce sont deux de ses ouvertures, deux avant-dernières passes, qui débouchent sur les réalisations d’Efondja et de Solvet.

« Être dans toutes les actions qui amènent un but, c’est bon pour la confiance, dit-il. On a surtout réussi à se reprendre à domicile après une mauvaise série (trois défaites de rang, ndlr). Et avec la manière en plus. »

Contre les Faïenciers, le virevoltant ailier a beaucoup provoqué et tenté face à la cage de Trimborn. Et il s’est régalé des espaces laissés par la défense mosellane en seconde période pour lancer des contre-attaques en passe de devenir une spécialité de l’ASCB. Et sa connivence avec Nigel Solvet et David Efondja, ses partenaires d’attaque, membres du club des « Strasbourgeois » – au même titre que Vauvenargues Kéhi, Yves N’Toke et Florian Bischoff qu’il a côtoyés au centre de formation du Racing –, devient plus efficiente à chaque rencontre.

Le maintien puis l’ambition ?

Ce qui n’empêche pas David Viana de se lancer dans des numéros de soliste. C’est qu’il aime toucher le ballon, parfois un peu trop, mais son jeu tout en provocation lui commande de prendre des risques. Mais plus à n’importe quel prix.

« J’ai une bonne vision du jeu et je ne suis pas maladroit devant le but. Alors, il y a des jours avec, où tout me réussit, et des jours sans, où je dois me fondre dans le collectif », explique le dribbleur.

Des frustrations, il n’en a pas encore connu sous le maillot bleu. Ou bien si, cette défaite au 7e tour de la Coupe de France contre Kronenbourg qui lui est restée sur l’estomac. C’est désormais digéré. Et David Viana compte bien aller chercher le maintien en CFA 2 le plus rapidement possible. Ce sera, pour lui, le meilleur moyen de continuer à se faire plaisir. Et de se montrer ambitieux.

Nouvelle démonstration, samedi prochain, contre Lunéville ?